28 janvier 2012

Londres fourmille de gens qui courent. Pas un ne prend le temps de s’arrêter, de sorte qu’apparemment s’est perdue jusqu’à l’idée d’adresser sans raison la parole à un inconnu. Il y a plein de monde mais c’est comme s’il n’y avait personne. En 24h de présence ici, j’ai essentiellement parlé l’espagnol et récolté tout au plus quelques sourires timides de Britanniques débutants manifestement confus de leur propre audace. On dirait que sortir de leur bulle leur fait craindre une intrusion dans celle des autres. Londres est une fourmillière où règne une solitude abyssale. Ce n’est pas que ce soit particulièrement triste, mais pas joyeux non plus.

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